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dimanche 5 juillet 2026

Les Bryophytes

 

Les Bryophytes

du grec bruon, mousse et phuton, plante

 


Des images de Bryophytes

 







Description des Bryophytes

Ce sont des plantes terrestres de petite taille, ne possédant pas de véritable système vasculaire, elles ne possèdent pas de vaisseaux conducteurs de sève ni de véritables racines.

Les bryophytes les plus ancestrales (Hépatiques et Anthocérotes) se réduisent plus ou moins à des lames foliacées vertes posées sur le sol et appelées Thales.

Les Bryophytes les plus évoluées (Mousses et Sphaignes) présentent un petit axe feuillé fixé au sol par des Rhizoïdes. Ces Rhizoïdes ne sont pas de vraies racines car elles servent seulement pour l’ancrage de la petite plante à son substrat et n’ont aucun rôle dans l’acheminement actif de l’eau et des sels minéraux. L’absorption de ces éléments vitaux se fait par toute la surface de la plante. Ceci constitue une première explication à la petitesse des plantes de ce groupe. Cela explique aussi pourquoi ces petites plantes ne vivent qu’en milieu humide.

Schéma de l’organisation d’une mousse

en vert le gamétophyte                                  en rouge le sporophyte


Le gamétophyte est la structure pérenne de la plante que vous pouvez observer facilement dans la nature sous la forme de petits axes feuillés qui forment des tapis denses dans les zones ombragées et humides

Ce gamétophyte est constitué de cellules dont le noyau contient un seul lot de chromosomes, on dit qu’elles sont « haploïdes ». Les structures pérennes des autres plantes ainsi que le corps des animaux sont constituées de cellules dont le noyau contient 2 lots identiques de chromosomes, on les dit « diploïdes ».

L’haploïdie constitue certainement une autre explication à la petitesse des plantes de ce groupe mais surtout cela rend ces petites plantes extrêmement singulières dans le paysage du vivant.

Vous les verrez maintenant d’un autre œil, ce sont des petits organismes tout à fait exceptionnels.

 

Note : L’appellation « axe feuillé » employée pour le gamétophyte des mousses est impropre, car cette structure diffère de celle des plantes vasculaires (angiospermes, gymnospermes ou ptéridophytes). L'axe, dépourvu d’une véritable anatomie de tige, se résume à un cordon cellulaire entouré d’un épiderme. Il est recouvert d’expansions constituées d’une unique assise cellulaire, formant des lames foliacées dont la structure est bien plus simple que celle des feuilles vraies. Cette simplicité morphologique des organes végétatifs des mousses résulte de leur état haploïde.

 

 

Le sporophyte ne s’observe de façon éphémère qu’à certaines périodes de l’année. Il est formé d’un Pied ancré dans le gamétophyte prolongé par une Soie qui à son extrémité s’élargit en une Capsule fermée par un Opercule recouvert d’une Coiffe. Toutes les cellules qui constituent les différents éléments du sporophyte sont « diploïdes ».

Par leurs sporophytes les mousses sont donc conformes au reste du vivant dans leur constitution génétique.

La capsule est en fait un sporange à l’intérieur duquel des cellules diploïdes vont subir une réduction du nombre de chromosomes de 2n (état diploïde) à n (état haploïde). Cette réduction chromosomique fait intervenir un mécanisme universel nommé « Méiose » qui dans un corps humain par exemple permet de produire des gamètes : spermatozoïdes ou ovules.

Les cellules haploïdes produites dans la capsule sont appelées Spores. Elles sont libérées après chute de la coiffe et ouverture de l’opercule. Quand elles tombent au sol, si les conditions de température et d’humidité sont satisfaisantes elles germent pour donner de nouveaux petits axes feuillés ou gamétophytes dont toutes les cellules sont haploïdes.

 

Ecologie des Bryophytes

 

Elles se rencontrent partout sur le globe : des régions arctiques aux forêts tropicales.

 

Etant donné qu’elles ne possèdent pas de vaisseaux conducteurs de sève et que leur reproduction fait intervenir de gamètes nageurs, elles affectionnent particulièrement les milieux humides. Mais elles sont dotées d’une propriété particulière qui leur permet de coloniser des habitats dont l’hygrométrie varie fortement comme : les toits, les pentes montagneuses, les troncs d’arbres. Cette propriété que l’on ne rencontre plus chez les plantes supérieures est la reviviscence, elle leur permet de s’hydrater et se déshydrater de façon réversible.

 

Dans les habitats les plus humides elles forment d’épais tapis où elles contribuent à former l’humus des sols, retiennent l’eau et abritent une formidable diversité floristique et faunistique.

 

Les tourbières acides qui couvrent 1% de la planète sont le résultat d’une accumulation de Sphaignes, bryophytes éponges qui peuvent retenir jusqu’à 7 fois leur poids en eau.


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