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260 chemin de Beyssac, 31550 Cintegabelle

mercredi 7 octobre 2026

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La Gène est une ferme du XIX ème située près du hameau de Picarrou sur la commune de Cintegabelle en Haute Garonne à 40  Km au sud de Toulouse.



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mardi 6 octobre 2026

La Graine et le grain de Pollen

 


 

Les deux innovations majeures qui ont permis l’émergence des Phanérogames (ou Spermaphytes) à partir des Cryptogames sont : 

            l’endoprothallie 

            et la fécondation sans intervention de l’eau extérieure.

 

Chez les Cryptogames nous avons une phase étrange (car haploïde) du cycle de vie, nommée Gamétophyte et prenant la forme d’un Prothale chez les Fougères et les Prêles.

 

Chez les Phanérogames, le Gamétophyte ne disparait pas mais il reste inclus à l’intérieur de la Spore. Le Prothalle se développe à l’intérieur de la Spore.

Cette endoprothallie est à l’origine du grain de Pollen et de la Graine.

 

Les endoprothalles ont perdu leur autonomie trophique, ils ne deviennent jamais chlorophylliens, ils dépendent donc du Sporophyte pour leur alimentation mais cela permet à la fécondation de devenir un processus interne à la plante, elle n’est plus tributaire de l’eau extérieure.

 

Cette indépendance de la fécondation vis-à-vis de l’eau extérieure permet aux phanérogames de s’éloigner des milieux humides pour coloniser les milieux plus arides.

Ainsi lorsque le climat global s’est asséché à la fin de l’aire primaire cette faculté leur a permis de supplanter les cryptogames. En colonisant de manière très efficace tous les milieux elles ont relégué les Cryptogames aux milieux humides.

 

 

 

                                                  Le grain de Pollen



Le Pollen, du grec Palê, farine ou poussière, est l’élément qui chez les phanérogames permet le transfert facile des gamètes mâles depuis les organes mâles ou Etamines vers les organes femelles ou Pistils.

 

Ces éléments minuscules (30µ de diamètre en moyenne) sont produits dans des sacs polliniques situées à l’intérieur des Anthères (parties supérieures renflées de l’étamine).


Etamines au sein d'une fleur épanouie d'Angiosperme

 source Wikipédia




 



Fleur de Pommier


 




Les grains de Pollen sont souvent considérés à tort comme les gamètes mâles.

 

En fait le grain de Pollen constitue la génération gamétophytique (phase haploïde du cycle de vie) de la plante à fleur. Il est l’homologue d’une spore mâle de Cryptogame, c’est une microspore qui contient un gamétophyte mâle miniaturisé.

     Nota. Chez les Cryptogames produisant des spores différenciées sur le plan sexuel, on nomme :  microspores, les spores mâles produites dans des microsporanges et macrospores, les spores femelles produites dans des macrosporanges.


Cet endoprothalle réduit à quelques cellules et qui reste inclus dans les parois de la microspore ne produit que 2 gamètes mâles ou anthérozoïdes qui seront transférés aux gamètes femelles sans jamais être en contact avec le milieu extérieur.


Si le grain de Pollen est l’homologue de la spore de Cryptogame, le sac pollinique est l’homologue du sporange et l’étamine est l’homologue d’une feuille sporangifère (ex : fronde de fougère portant des sporanges à sa face inférieure).

 

 

Chez les Phanérogames on distingue deux types morphologiques de grains de Pollen :

            Les grains de Pollen monoaperturés présentent un seul pore germinatif et montrent une symétrie bilatérale.

Ces pollens sont produits chez : les Gymnospermes, les Protoangiospermes, les Magnoliidées et les Monocotylédones.

Illustration issue du Wiktionnaire


Pollen monoaperturé de Lilium auratum

 

            Les grains de Pollen triaperturés présentent trois pores germinatifs et montrent une symétrie axiale.

La structure triaperturée facilite la germination.

Ces Pollens sont produits chez la plupart des Angiospermes à l’exclusion des Protoangiospermes, des Magnoliidées et des Monocotylédones.

Illustation issue du Wiktionnaire.



 Pollen triaprturé de Ricinus communis


 

Pour aller plus loin et voir de de belles images d’Etamines, d’Anthères et de Grains de Pollen, cliquer sur le lien suivant :

https://planet-vie.ens.fr/mediatheque/formation-des-grains-de-pollen


 


L’ovule

 


Chez les Spermaphytes, les Sporanges femelles ou Macrosporanges sont entourés d’écailles protectrices et ne s’ouvrent plus pour libérer les Macrospores.

En effet si la méiose engendre toujours 4 spores haploïdes, 3 d’entre elles avortent et l’unique survivante se transforme en Prothalle interne qui se développe au sein des tissus du Macrosporange.

 

On nomme Ovule l’ensemble : Endoprothalle, tissus du Macrosporange et écailles protectrices.

 

En se développant en parasite sur la plante mère, l’endoprothalle accumule des réserves qui serviront ultérieurement au développement de l’embryon du nouveau Sporophyte.

Les Tissus du Macrosporange prennent le nom de Nucelle et ce Nucelle pourra également servir à nourrir l’embryon.

Les écailles protectrices du Macrosporange forment une enveloppe rigide et imperméable nommée Tégument, lequel s’orne d’un orifice au sommet de l’Ovule. Cet orifice nommé Micropyle (du grec micro, petit et pylos, porte) est essentiel pour autoriser la fécondation.

 

Schéma d'un Ovule d'Angiosperme

Source : Botanique.org



 

L’ovule des végétaux est très différent d’un gamète animal : il est composé d'un sac embryonnaire constitué de cellules haploïdes et correspondant à un gamétophyte, formé à partir d'une macrospore. Celui-ci est entouré d'un Nucelle diploïde, puis d'une ou deux enveloppe(s) ou tégument(s) diploïde(s), s'ouvrant sur l'extérieur par une ouverture appelée Micropyle.

 

L’Ovule des Spermaphytes représente un progrès considérable par rapport au Macroporange des Ptéridophytes d’abord parce que cela permet une économie de Macrospores qui ne sont plus soumises aux aléas de la dispersion et ensuite parce que le développement du prothalle au sein des tissus de la plante mère assure une meilleure protection des gamètes femelles ou Oosphères.

 



 

Des Gymnospermes aux Angiospermes

 


Chez les Spermaphytes les plus primitives l’Ovule est nu. Ces Plantes forment le groupe de Gymnospermes du grec gymnos, nu et sperma, graine.

Chez les Spermaphytes plus évoluées l’Ovule est enfermé dans un Ovaire. Il est relié à ce dernier par un funicule, qui contient des vaisseaux conducteurs qui aboutissent au niveau d'une zone appelée chalaze. Ces plantes forment le groupe des Angiospermes du grec : angios, urne et sperma, graine. Littéralement Angiosperme signifie : graine dans un récipient.

 

Représentation Schématique comparée

d'un Ovule de Gymnosperme et d'un Ovule d'Angiosperme

Source : Wikipedia

 


 

 



Pollinisation et Fécondation

 

Transportés par le vent ou par des insectes, les grains de pollen arrivent au contact des organes femelles, ils germent en émettant un tube pollinique qui pénètre dans l’ovule par le Micropyle pour aller libérer les gamètes mâles au contact des oosphères produits par le gamétophyte femelle.

Il y a là un progrès fondamental par rapport aux Ptéridophytes : la Fécondation s’est affranchie de l’eau extérieure et peut se réaliser en période de relative sécheresse.

 

 




La graine



La graine résulte de la transformation de l’Ovule après la Fécondation.

La Fécondation de l’Oosphère (haploïde) par un gamète mâle (haploïde) donne un Zygote diploïde qui par mitoses successives se transforme en Embryon qui se développe aux dépens des réserves accumulées dans le Prothalle.

On donne le nom de Graine à l’ensemble : Macrosporange, Macrospore Prothallisée, jeune Embryon. Le tout limité par les téguments ovulaires qui se lignifient.


Plus ou moins rapidement après la Fécondation, l’embryon cesse sa croissance, il entre en état de vie ralentie et l’ensemble de la Graine se déshydrate puis se détache de la plante mère pour assurer la Dissémination de l’espèce.


Cette Dissémination est facilitée par diverses adaptations de la Graine : taille minuscule (Orchidées), appendices charnus (Arille de l’If), appendices secs (ailes des graines de Pins). Chez les Angiospermes, ces adaptations des Graines sont complétées par les adaptations des Fruits en vue d’utiliser les animaux pour disséminer les Graines. La graine réalise la diffusion à distance de l’espèce, compensant ainsi la fixité de la plante sur son support.


Dans certains cas (ex : espèces des pays chauds et humide), la Graine ne subit pas de déshydratation et germe immédiatement.


Dans les régions à saisons contrastées, la Graine introduit une discontinuité dans le cycle vital : l’embryon s’y trouve à l’état de vie ralentie et peut attendre des conditions extérieures favorables pour reprendre son développement. Ainsi des Graines profondément enfouies dans le sol peuvent conserver plusieurs années leur pouvoir germinatif en attendant d’être remontées à la surface. De plus la Graine ne germera généralement qu’après une certaine période de repos nommée : Dormance. Cette période de Dormance obligatoire pour les graines d’un grand nombre d’espèces est un mécanisme d’adaptation à la succession des saisons. Ainsi dans les régions tempérées, les graines de nombreuses espèces ne germent qu’au printemps après que leur Dormance ait été levée par le froid hivernal. Ceci évite que la venue de belles journées d’automne ne provoque une germination précoce qui se verrait vouée à l’échec.

 

A l’intérieur de la Graine l’embryon de forme allongée présente :

          * à sa base un amas de cellules (méristème) qui donnera la racine.

* à son sommet un bourgeon qui donnera la tige et qui est flanqué de deux expansions aplaties nommées Cotylédons qui correspondent aux deux premières feuilles de l’embryon qui est dit Dicotylé.



Schéma d'une Graine d'Angiosperme

Source : Wikipedia

 


 



L’embryon Dicotylé est la règle chez les Spermatophytes primitives. Ce n’est que secondairement que l’on observe soit une multiplication du nombre de cotylédons chez les Gymnospermes, soit la perte d’un des deux cotylédons chez les Monocotylédones.





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jeudi 23 juillet 2026

Les Ptéridophytes

 

Les ptéridophytes

(du grec pteris, fougères)

 

C’est le groupe des Fougères mais aussi des Prêles


 

Généralités 

 

A l’aire Primaire (avant -225 mA) ce groupe formait de vastes forêts dont certaines espèces arborescentes atteignaient 30m de haut. Leur fossilisation à conduit à former les gigantesques dépôts de pétrole, de houille et de charbon.

 

Ici le Sporophyte (diploïde) est dominant et constitue la plante feuillée.

Le Gamétophyte (haploïde)est réduit à un organe rudimentaire et transitoire nommé : Prothalle.

Ceci constitue une innovation importante et désormais les plantes à venir (Gymnospermes et Angiospermes) garderont en le perfectionnant ce même type d’alternance des générations.

 

 Ces plantes peuvent atteindre des tailles respectables car elles sont dotées de vaisseaux conducteurs de sève et possèdent de vraies racines, des vraies tiges et de vraies feuilles.

On parle de cryptogames vasculaires.


Les tiges sont souvent souterraines et horizontales, on parle de Rhizome.

 




 Les Fougères



Chez les fougères les feuilles qui émergent des Rhizomes souterrains sont appelées : Frondes.


Schéma de la structure d’une Fougère mâle

 




Frondes de Fougère aigle



Les Frondes présentent des formes très variables suivant les espèces (de simples rubans à très finement découpées) mais elles sont toujours enroulées en Crosse lors de leur émergence. 



Asplenium scolopendrium




Asplenium trichomanes



Crosse de Fougère Aigle


Déploiement de la crosse



A maturité les frondes présentent des renflements bruns à leur face inférieure, ce sont des Sporanges.


Sporanges à la face inférieure de la fronde




Comme chez les Bryophytes, à l’intérieur des Sporanges des cellules diploïdes subissent une réduction du nombre de chromosomes grâce à la Méiose, ce qui conduit à la production de Spores haploïdes.


Après libération une Spore germe sur le sol pour donner un organe de petite taille dont toutes les cellules sont haploïdes, c’est le Prothalle qui constitue le gamétophyte et qui a l’allure d’une petite lame verte de quelques millimètres fixée au sol par des rhizoïdes. Ce Prothalle est indépendant du Sporophyte grâce à sa chlorophylle mais c’est un organe très transitoire, il vit juste le temps de produire, à sa face inférieure des gamètes nommés : Oosphères (gamètes femelle) et Anthérozoïdes (gamète mâle). Les 2 types de gamètes sont produits en des sites différents du Prothalle mais les Anthérozoïdes sont des gamètes nageurs et en présence d’eau ils pourront rejoindre les Oosphères.


Note : Ce sont en fait des millions de spores qui sont libérés par les sporanges situés sous une fronde, mais très peu rencontreront des conditions favorables à leur germination pour donner un Prothalle.

 

La fécondation d’une Oosphère par un anthérozoïde donne une cellule œuf diploïde qui se transforme rapidement en une fougère miniature qui vit aux dépens du Prothalle. Mais dès que la première Fronde et la première racine de la plantule sont fonctionnelles, la jeune fougère devient autonome, le Prothalle disparait et la plante feuillée grandit.

 


Cycle de vie des fougères

Source : site "Salamandre"







Les Prêles



Schéma de la structure d'une Prêle des champs.

Source : Encyclopédie Universalis



Les tiges souterraines comme les tiges aériennes sont formées d’articles successifs.

Les rhizomes peuvent porter des sortes de bourgeonnements, appelés bulbilles ou tubercules, qui redonneront une nouvelle plante s'ils sont détachés de la plante mère. Ils contribuent, avec la ramification souvent importante des rhizomes, aux grandes capacités de la multiplication végétative des prêles.

La plupart des espèces dont les Prêles des champs et les Prêles géantes, présentent 2 types de tiges aériennes : tiges fertiles et tiges stériles.

Dans les deux cas, les feuilles sont réduites à de simples collerettes situées au niveau des nœuds des rameaux.

Les axes stériles sont verts car chlorophylliens, ils se forment à partir d'avril - mai , ils portent au niveau de leurs nœuds des verticilles de rameaux grêles.





Les axes fertiles sont souvent produits avant les axes stériles, dès la sortie de l’hiver. Ils sont brunâtres car non chlorophylliens et portent à leur sommet un épi de sporanges.






Note : Les Ptéridophytes comme les Bryophytes ont conservé des Anthérozoïdes nageurs, rappel ancestral de leur origine aquatique. Leur fécondation est encore tributaire de la présence d’eau. Cela ne posait aucun problème dans l’ambiance humide de l’aire Primaire mais quand le climat s’est asséché, de nouvelles plantes à cycles indépendants de l’eau les ont remplacées. Le monde immense des Ptéridophytes s’est alors restreint à des formes plus petites qui en climat tempéré restent cantonnées aux zones humides.

 


 

Ecologie des Ptéridophytes

 

Au vu des connaissances actuelles, ce groupe semble être caractérisé par quelques traits inhabituels dans le monde du vivant :

 

1.      Des interactions relativement réduites avec les autres espèces :  la reproduction et la dispersion de leurs spores se font en général sans intervention d'autres espèces.

 

2.      Une position particulière dans le réseau trophique : en raison de leur toxicité ou autres moyens de défense, elles ne sont pas consommées par les herbivores.

 

3.      Elles semblent pouvoir accumuler de grandes quantités de métaux toxiques sans mourir.

 



Lien externe :

Un autre regard sur les ptéridophytes : site Jardinsdefrance.org


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dimanche 5 juillet 2026

Les plantes terrestres sans fleurs

 

Les plantes terrestres sans fleurs

 

Ce sont des plantes terrestres dont les ancêtres, qui ont évolué à partir d’algues Charophytes, sont apparus sur terre avant l’invention de la fleur et du fruit.

 

Les plantes sans fleurs sont qualifiées de :    Cryptogames

du grec cryptos, caché et gamos, union

 

 

Les plantes terrestres sans fleurs se répartissent dans 2 groupes :


                Bryophytes


                              Ptéridophytes



 


Je vous propose d’aborder successivement les 2 groupes.

 


Note : Les Algues Charophytes sont considérées comme le groupe qui a donné naissance aux plantes terrestres il y a environ 400 milions d'années. Leur forme annonce d’ailleurs celle des plantes terrestres avec une organisation en succession de nœuds et entre-nœuds.


Algues Charophytes.  Source :Wikipédia.






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Les Bryophytes

 

Les Bryophytes

du grec bruon, mousse et phuton, plante

 


Les bryophytes sont des plantes largement méconnues mais tout à fait exceptionnelles. Descendantes des premières plantes à avoir colonisé la terre depuis la mer. Leur origine doit remonter au Dévonien supérieur, il y a environ 350 millions d'années.



Description des Bryophytes


Ce sont des plantes terrestres de petite taille, ne possédant pas de véritable système vasculaire, elles ne possèdent pas de vaisseaux conducteurs de sève ni de véritables racines.

On parle de Cryptogames non vasculaires.

Vous connaissez bien les Mousses que vous rencontrez dans les sous bois humides mais ce groupe inclus également : Les Hépatiques, les Anthocérotes et les Sphaignes.



Les bryophytes les plus ancestrales (Hépatiques et Anthocérotes) se réduisent plus ou moins à des lames foliacées vertes posées sur le sol et appelées Thalles.



Anthocerote : Phaeoceros laevis


Hépatique des fontaines

Au printemps le thalle s'orne de drôles de petits palmiers




Les Bryophytes les plus évoluées (Mousses et Sphaignes) présentent un petit axe feuillé fixé au sol par des Rhizoïdes. Ces Rhizoïdes ne sont pas de vraies racines car elles servent seulement pour l’ancrage de la petite plante à son substrat et n’ont aucun rôle dans l’acheminement actif de l’eau et des sels minéraux. L’absorption de ces éléments vitaux se fait par toute la surface de la plante. Ceci constitue une première explication à la petitesse des plantes de ce groupe. Cela explique aussi pourquoi ces petites plantes ne vivent qu’en milieu humide.



Mousse sur un mur : Bryum argenteum

 


Mousse des lieux ombragés : Antrichum undulatum




Fissidens incurvus





Schéma de l’organisation d’une mousse





Le gamétophyte est la structure pérenne de la plante que vous pouvez observer facilement dans la nature sous la forme de petits axes feuillés qui forment des tapis denses dans les zones ombragées et humides

Ce gamétophyte est constitué de cellules dont le noyau contient un seul lot de chromosomes, on dit qu’elles sont « haploïdes ». Les structures pérennes des autres plantes ainsi que le corps des animaux sont constituées de cellules dont le noyau contient 2 lots identiques de chromosomes, on les dit « diploïdes ».

L’haploïdie constitue certainement une autre explication à la petitesse des plantes de ce groupe mais surtout cela rend ces petites plantes extrêmement singulières dans le paysage du vivant.


Vous les verrez maintenant d’un autre œil, ce sont des petits organismes tout à fait exceptionnels.

 

Note : L’appellation « axe feuillé » employée pour le gamétophyte des mousses est impropre, car cette structure diffère de celle des plantes vasculaires (angiospermes, gymnospermes ou ptéridophytes). L'axe, dépourvu d’une véritable anatomie de tige, se résume à un cordon cellulaire entouré d’un épiderme. Il est recouvert d’expansions constituées d’une unique assise cellulaire, formant des lames foliacées dont la structure est bien plus simple que celle des feuilles vraies. Cette simplicité morphologique des organes végétatifs des mousses résulte de leur état haploïde.

 

 

Le sporophyte ne s’observe de façon éphémère qu’à certaines périodes de l’année. Il est formé d’un Pied ancré dans le gamétophyte prolongé par une Soie qui à son extrémité s’élargit en une Capsule fermée par un Opercule recouvert d’une Coiffe. Toutes les cellules qui constituent les différents éléments du sporophyte sont « diploïdes ».

Par leurs sporophytes les mousses sont donc conformes au reste du vivant dans leur constitution génétique.


La capsule est en fait un sporange à l’intérieur duquel des cellules diploïdes vont subir une réduction du nombre de chromosomes de 2n (état diploïde) à n (état haploïde). Cette réduction chromosomique fait intervenir un mécanisme universel nommé « Méiose » qui dans un corps humain par exemple permet de produire des gamètes : spermatozoïdes ou ovules.

Les cellules haploïdes produites dans la capsule sont appelées Spores. Elles sont libérées après chute de la coiffe et ouverture de l’opercule. Quand elles tombent au sol, si les conditions de température et d’humidité sont satisfaisantes elles germent pour donner de nouveaux petits axes feuillés ou gamétophytes dont toutes les cellules sont haploïdes.

 




Ecologie des Bryophytes

 

Elles se rencontrent partout sur le globe : des régions arctiques aux forêts tropicales.

 

Etant donné qu’elles ne possèdent pas de vaisseaux conducteurs de sève et que leur reproduction fait intervenir de gamètes nageurs, elles affectionnent particulièrement les milieux humides. Mais elles sont dotées d’une propriété particulière qui leur permet de coloniser des habitats dont l’hygrométrie varie fortement comme : les toits, les pentes montagneuses, les troncs d’arbres. Cette propriété que l’on ne rencontre plus chez les plantes supérieures est la reviviscence, elle leur permet de s’hydrater et se déshydrater de façon réversible.

 

Dans les habitats les plus humides elles forment d’épais tapis où elles contribuent à former l’humus des sols, retiennent l’eau et abritent une formidable diversité floristique et faunistique.

 

Les tourbières acides qui couvrent 1% de la planète sont le résultat d’une accumulation de Sphaignes, bryophytes éponges qui peuvent retenir jusqu’à 7 fois leur poids en eau.


Les Mousses n’ont pas beaucoup d’attributs : ni vaisseaux conducteurs, ni racines, ni graines, ni fleurs mais elles témoignent d’immenses capacités de survie et peuvent suspendre leur activité biologique pour de longues périodes. Aujourd’hui la recherche explore l’exceptionnelle résistance de ces petits organismes archaïques.



Pour finir : il ne faut pas confondre les Mousses et les Lichens !



Sur cette photo vous pouvez voir une branche couverte de Mousses et de quelques Lichens qui sont des organismes tout à fait différents.

Les Lichens ne sont pas des Bryophytes. D’ailleurs ce ne sont pas non plus des plantes à proprement parler.

Les Lichens peuvent être considérés comme « des champignons qui cultivent des algues ».






Un autre regard sur les Bryophytes : Article publié par le CBN dans la revue "Terre de chez nous"





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