Si vous cherchez un hébergement pour votre cheval,
La Gène
Exploitation agricole Pension équine Accueil à la ferme
dimanche 18 octobre 2026
Bienvenue
Si vous cherchez un hébergement pour votre cheval,
vendredi 16 octobre 2026
Les Protoymnospermes
C'est dans le groupe des Gymnospermes que l'on rencontre les Spermaphytes les plus primitives, on parle de Protogymnospermes ou Gymnospermes archaïques.
La séparation entre les Ptéridophytes et la lignée menant aux
gymnospermes s’est faite au Dévonien, il y a environ 360 millions d’années,
avec le genre Archaeopteris qui fait le lien entre les deux groupes.
Archaeopteris
est un genre fossile de progymnospermes.
Archeaopteris
reconstitution d'après des fossiles trouvés au Nord de New York
Source Wikipedia
Ce genre est considéré par de nombreux scientifiques comme
représentant les premiers arbres modernes et possède plus de caractéristiques
communes avec les plantes à graines
que toute autre plante fossile connue.
Archaeopteris se rencontre dans les strates datant du
Dévonien supérieur jusqu'au Carbonifère inférieur.
Considéré comme cosmopolite, de
nombreux fossiles ont été retrouvés sur tous les continents, notamment en
Afrique (Afrique du Sud, Maroc), en Europe (Allemagne, Belgique, Irlande,
Russie, Ukraine), en Asie (Chine, Kazakhstan, Russie), en Amérique du Nord
(Canada, États-Unis), en Amérique du Sud (Colombie, Venezuela) ainsi qu'en
Océanie (Australie).
Archaeopteris se reproduit en libérant des spores
plutôt qu'en produisant des graines, mais certaines espèces, comme Archaeopteris
halliana, sont hétérosporées, c'est-à-dire qu'elles produisent deux
types de spores. On pense qu'il s'agit d'une première étape dans l'évolution
des plantes vasculaires vers la reproduction par graines.
Les Archaeopteris étaient donc des Arbres de 30 à 40m de
haut dont le bois était proche de celui des Pinopsides actuels.
Les données indiquent qu'Archaeopteris préférait les sols humides,
poussant à proximité des systèmes fluviaux et dans les forêts de plaine d’inondation. Il aurait constitué une part
importante de la végétation des premières forêts.
Certains chercheurs estiment qu'Archaeopteris a joué
un rôle majeur dans la transformation de son environnement. Ainsi Stephen
Scheckler, professeur de biologie et de sciences géologiques à l'Institut polytechnique de Virginie, déclare :
« Lorsque Archaeopteris est apparu, il est très
rapidement devenu l'arbre dominant partout sur Terre. Sur toutes les zones
terrestres habitables, il y avait cet arbre »
« Sa litière alimentait les cours d'eau et a joué un
rôle majeur dans l'évolution des poissons d'eau douce, dont le nombre et les
variétés ont explosé à cette époque, et a influencé l'évolution d'autres
écosystèmes marins. Elle a été la première plante à produire un système
racinaire étendu, ce qui a eu un impact profond sur la chimie du sol. Et une
fois que ces changements d'écosystèmes se sont produits, ils ont été modifiés
pour toujours. Il s'agissait d'un événement unique ».
Son système racinaire bien développé a pu contribuer à la
formation de sols profonds au Dévonien supérieur. Cette transformation des sols
aurait pu avoir un impact sur le cycle du carbone à grande échelle et le climat.
Les protogymnospermes
ont pour représentants actuels :
les Cycas et les Ginkgo
Ces arbres présentent de nombreux traits primitifs :
dichotomie des nervures des feuilles chez les Gingko, port de fougère avec
enroulement en crosse des folioles chez les Cycas.
Les ovules de Cycas et de ginkgo
sont souvent nommées à tort graines.
En fait les graines véritables n'apparaissent qu'avec les
Pinopsides (ou conifères).
Toutefois, certains botanistes conviennent d’utiliser le
terme de « graine » pour désigner tout ovule fécondé mature. Il s'agit
plutôt de pré-graines.
L'ovule de ginkgo doit germer très rapidement, il ne se
conserve pas, à la différence d'une graine qui se conserve, la vie de l'embryon étant en repos.
Comme chez les Ptéridophytes, la fécondation se réalise en milieu liquide. Toutefois l'eau nécessaire au déplacement de Anthérozoïdes n'est plus fournie par l'environnement mais par la liquéfaction de la partie supérieure du Nucelle qui surmonte les Archégones.
Les Cycas
sont des arbres des pays chauds
qui ressemblent à des fougères arborescentes.
Bosquet de Cycas media dans le Queensland
source : Wikipédia
Les autres traits qui marquent l'ancienneté de ce groupe presque éteint sont : le gigantisme de feuilles, les ovules gros comme des œufs de pigeons et les anthérozoïdes visibles à l'œil nu.
Feuille sporangifère de Cycas media avec ces ovules de grande taille
source : Wikipédia
Les Ginkgoales
sont apparues au Permien
il y a plus de 270 millions d'années
et ont prospéré dans le monde entier
jusqu’au Juracique.
Mais après la période des glaciations quaternaires, la seule
espèce du groupe à subsister fut le Ginkgo biloba, qui
ne survécut que dans quelques rares refuges au climat plus doux du Sud de la
Chine. Elle est considérée comme une espèce panchronique.
Une espèce est dite panchronique quand elle est
présente actuellement et ressemble morphologiquement à des espèces éteintes,
identifiées sous la forme de fossiles. On parle parfois aussi de « fossile
vivant » ou, plus correctement, d'une espèce relique.
Depuis le 19ème siècle, le Ginkgo biloba a été largement
introduit en Europe pour ces qualités ornementales.
Le Gingko biloba est un très bel arbre qui peut atteindre
30m, aussi appelé "arbre aux mille écus" en raison de la couleur
dorée de son feuillage à l'automne.
C’est un arbre Dioïque, ce qui signifie qu’il y a des pieds
mâles et des pieds femelles.
Les pieds mâles portent des cônes en forme de chatons qui produisent le pollen.
Les arbres femelles produisent de gros ovules nus portés par de longs pédoncules.
Un Gingko femelle peut recevoir en début de printemps le
pollen émis en énorme quantité par un Gingko mâle pouvant être situé à une
vingtaine de kilomètres.
Les ovules exsudent des gouttelettes qui captent les grains
de pollen. Ceux-ci germent alors et produisent une substance hormonale qui
provoque l'accroissement de l'ovule et l'accumulation de réserves.
La pollinisation n'est pas immédiatement suivie de
fécondation.
En fin d'été les ovules mûrissent, jaunissent et forment «
un noyau » dans lequel s'est formé un prothalle femelle constitué de
tissus haploïde et d'amidon. Le prothalle
mâle évolue lui aussi lentement. En automne, après la chute des feuilles, les
ovules jaunes et ridés tombent et commencent à pourrir sur le sol. En début
d'hiver le prothalle mâle produit des spermatozoïdes flagellés qui fécondent l'oosphère.
Au printemps, l'embryon fécondé sort de l'ovule et
s'implante dans le sol. Il n'y a donc pas eu de phase de repos et aucune
dessiccation contrairement à toutes les espèces à « graines vraies ».
A maturité l’ovule est couvert d’un tégument de couleur
jaune-brun, charnu à l’extérieur et coriace à l’intérieur si bien que l’on
confond souvent cet ovule avec un fruit de type « drupe »
c’est-à-dire un fruit charnu avec un noyau coriace. Or dans une drupe, par
exemple une cerise, ce sont les tissus de l’ovaire qui se transforment en
tissus succulent à l’extérieur et coriace à l’intérieur. Dans la Cerise l’ovule
transformée en graine se trouve à l’intérieur du noyau.
L’ovule mature a un diamètre de 2 à 3 cm.
La partie charnue du tégument contient de l'acide butyrique.
Ce dernier est à l'origine de l'odeur très désagréable de beurre rance ou de
vomissure que dégagent les ovule à l'automne lorsqu'ils sont tombés au sol.
A l'automne le sol sous les Ginkgo femelle est jonché de feuilles jaunes et d'ovules qui dégagent une odeur épouvantable.
En Chine, un des plus vieux Ginkgo, réputé avoir plus de
3 000 ans, se trouve dans la province du Shandong, un autre de
3 500 ans pousse dans la province de Hunan. Ces très anciens spécimens se
trouvent généralement près des temples.
Selon le principe de coloniarité de Francis Hallé,
le Ginkgo serait un être vivant potentiellement immortel ; il n'a pas de
prédateurs naturels, ni de parasites ou maladies. Les seuls facteurs externes
défavorables seraient l'activité humaine, les aléas telluriques ou climatiques.
Un exemple extrême de sa résistance est le fait qu'il fut la
première espèce d'arbre à repousser après l'explosion
de la bombe atomique le 6 août 1945 à Hiroshima. Un Ginkgo
biloba situé à moins d'un kilomètre de l'hypocentre a survécu, les études
scientifiques réalisées par la suite ont prouvé sa résistance aux agents
mutagènes.
mardi 6 octobre 2026
La Graine et le grain de Pollen
Les deux innovations majeures qui ont permis l’émergence des Phanérogames (ou Spermaphytes) à partir des Cryptogames sont :
l’endoprothallie
et la fécondation sans intervention de l’eau extérieure.
Chez les Cryptogames nous avons
une phase étrange (car haploïde) du cycle de vie, nommée Gamétophyte et prenant
la forme d’un Prothale chez les Fougères et les Prêles.
Chez les Phanérogames, le
Gamétophyte ne disparait pas mais il reste inclus à l’intérieur de la Spore. Le Prothalle se développe à l’intérieur de la Spore.
Cette endoprothallie est à
l’origine du grain de Pollen et de la Graine.
Les endoprothalles ont perdu leur
autonomie trophique, ils ne deviennent jamais chlorophylliens, ils dépendent donc du Sporophyte pour leur alimentation
mais cela permet à la fécondation de devenir un processus interne à la plante,
elle n’est plus tributaire de l’eau extérieure.
Cette indépendance de la
fécondation vis-à-vis de l’eau extérieure permet aux phanérogames de s’éloigner
des milieux humides pour coloniser les milieux plus arides.
Ainsi lorsque le climat global
s’est asséché à la fin de l’aire primaire cette faculté leur a permis de supplanter
les cryptogames. En colonisant de manière très efficace tous les milieux elles
ont relégué les Cryptogames aux milieux humides.
Le grain de Pollen
Le Pollen, du grec Palê, farine ou poussière, est l’élément
qui chez les phanérogames permet le transfert facile des gamètes mâles depuis
les organes mâles ou Etamines vers les organes femelles ou Pistils.
Ces éléments minuscules (30µ de
diamètre en moyenne) sont produits dans des sacs polliniques situées à
l’intérieur des Anthères (parties supérieures renflées de l’étamine).
Etamines au sein d'une fleur épanouie d'Angiosperme
Les grains de Pollen sont souvent
considérés à tort comme les gamètes mâles.
En fait le grain de Pollen constitue
la génération gamétophytique (phase haploïde du cycle de vie) de la plante à
fleur. Il est l’homologue d’une spore mâle de Cryptogame, c’est une microspore
qui contient un gamétophyte mâle miniaturisé.
Cet endoprothalle réduit à quelques cellules et qui reste inclus dans les parois de la microspore ne produit que 2 gamètes mâles ou anthérozoïdes qui seront transférés aux gamètes femelles sans jamais être en contact avec le milieu extérieur.
Si le grain de Pollen est
l’homologue de la spore de Cryptogame, le sac pollinique est l’homologue du
sporange et l’étamine est l’homologue d’une feuille sporangifère (ex :
fronde de fougère portant des sporanges à sa face inférieure).
Chez les Phanérogames on distingue deux types morphologiques
de grains de Pollen :
Les grains de Pollen monoaperturés présentent un seul pore
germinatif et montrent une symétrie bilatérale.
Ces pollens sont produits chez : les Gymnospermes, les
Protoangiospermes, les Magnoliidées et les Monocotylédones.
Illustration issue du Wiktionnaire
Les grains de Pollen triaperturés présentent trois pores
germinatifs et montrent une symétrie axiale.
La structure triaperturée facilite la germination.
Ces Pollens sont produits chez la plupart des Angiospermes à
l’exclusion des Protoangiospermes, des Magnoliidées et des Monocotylédones.
Illustation issue du Wiktionnaire.
Pour aller plus loin et voir de de belles images d’Etamines, d’Anthères et de Grains de Pollen, cliquer sur le lien suivant :
https://planet-vie.ens.fr/mediatheque/formation-des-grains-de-pollen
L’ovule
Chez les Spermaphytes, les Sporanges femelles ou
Macrosporanges sont entourés d’écailles protectrices et ne s’ouvrent plus pour
libérer les Macrospores.
En effet si la méiose engendre toujours 4 spores haploïdes,
3 d’entre elles avortent et l’unique survivante se transforme en Prothalle
interne qui se développe au sein des tissus du Macrosporange.
On nomme Ovule l’ensemble :
Endoprothalle, tissus du Macrosporange et écailles protectrices.
En se développant en parasite sur la plante mère,
l’endoprothalle accumule des réserves qui serviront ultérieurement au
développement de l’embryon du nouveau Sporophyte.
Les Tissus du Macrosporange prennent le nom de Nucelle
et ce Nucelle pourra également servir à nourrir l’embryon.
Les écailles protectrices du Macrosporange forment une
enveloppe rigide et imperméable nommée Tégument, lequel s’orne d’un
orifice au sommet de l’Ovule. Cet orifice nommé Micropyle (du grec micro, petit
et pylos, porte) est essentiel pour autoriser la fécondation.
Schéma d'un Ovule d'Angiosperme
Source : Botanique.org
L’ovule des végétaux est très différent d’un gamète
animal : il est composé d'un sac embryonnaire constitué de cellules haploïdes
et correspondant à un gamétophyte, formé à partir d'une macrospore. Celui-ci
est entouré d'un Nucelle diploïde, puis d'une ou deux enveloppe(s) ou
tégument(s) diploïde(s), s'ouvrant sur l'extérieur par une ouverture appelée Micropyle.
L’Ovule des Spermaphytes représente un progrès considérable
par rapport au Macroporange des Ptéridophytes d’abord parce que cela permet une
économie de Macrospores qui ne sont plus soumises aux aléas de la dispersion et
ensuite parce que le développement du prothalle au sein des tissus de la plante
mère assure une meilleure protection des gamètes femelles ou Oosphères.
Des
Gymnospermes aux Angiospermes
Chez les Spermaphytes les plus primitives l’Ovule est nu.
Ces Plantes forment le groupe de Gymnospermes du grec gymnos, nu et sperma,
graine.
Chez les Spermaphytes plus évoluées l’Ovule est enfermé dans
un Ovaire. Il est relié à ce dernier par un funicule, qui contient des
vaisseaux conducteurs qui aboutissent au niveau d'une zone appelée chalaze. Ces
plantes forment le groupe des Angiospermes du grec : angios, urne et
sperma, graine. Littéralement Angiosperme signifie : graine dans un
récipient.
Représentation Schématique comparée
d'un Ovule de Gymnosperme et d'un Ovule d'Angiosperme
Source : Wikipedia
Pollinisation
et Fécondation
Transportés par le vent ou par des insectes, les grains de
pollen arrivent au contact des organes femelles, ils germent en émettant un
tube pollinique qui pénètre dans l’ovule par le Micropyle pour aller libérer
les gamètes mâles au contact des oosphères produits par le gamétophyte femelle.
Il y a là un progrès fondamental par rapport aux
Ptéridophytes : la Fécondation s’est affranchie de l’eau extérieure et
peut se réaliser en période de relative sécheresse.
La graine
La graine résulte de la transformation de l’Ovule après la
Fécondation.
La Fécondation de l’Oosphère (haploïde) par un gamète mâle
(haploïde) donne un Zygote diploïde qui par mitoses successives se transforme
en Embryon qui se développe aux dépens des réserves accumulées dans le
Prothalle.
On donne le nom de Graine à l’ensemble : Macrosporange,
Macrospore Prothallisée, jeune Embryon. Le tout limité par les téguments
ovulaires qui se lignifient.
Plus ou moins rapidement après la Fécondation, l’embryon
cesse sa croissance, il entre en état de vie ralentie et l’ensemble de la Graine se déshydrate puis se détache de
la plante mère pour assurer la Dissémination de l’espèce.
Cette Dissémination est facilitée par diverses adaptations
de la Graine : taille minuscule (Orchidées), appendices charnus (Arille de
l’If), appendices secs (ailes des graines de Pins). Chez les Angiospermes, ces
adaptations des Graines sont complétées par les adaptations des Fruits en vue
d’utiliser les animaux pour disséminer les Graines. La graine réalise la
diffusion à distance de l’espèce, compensant ainsi la fixité de la plante sur
son support.
Dans certains cas (ex : espèces des pays chauds et
humide), la Graine ne subit pas de déshydratation et germe immédiatement.
Dans les régions à saisons contrastées, la Graine introduit
une discontinuité dans le cycle vital : l’embryon s’y trouve à l’état de
vie ralentie et peut attendre des conditions extérieures favorables pour reprendre son développement. Ainsi des
Graines profondément enfouies dans le sol peuvent conserver plusieurs années
leur pouvoir germinatif en attendant d’être remontées à la surface. De plus la
Graine ne germera généralement qu’après une certaine période de repos
nommée : Dormance. Cette période de Dormance obligatoire pour les graines d’un
grand nombre d’espèces est un mécanisme d’adaptation à la succession des
saisons. Ainsi dans les régions tempérées, les graines de nombreuses espèces ne
germent qu’au printemps après que leur Dormance ait été levée par le froid
hivernal. Ceci évite que la venue de belles journées d’automne ne provoque une
germination précoce qui se verrait vouée à l’échec.
A l’intérieur de la Graine l’embryon de forme allongée présente :
* à sa
base un amas de cellules (méristème) qui donnera la racine.
* à son sommet un bourgeon qui
donnera la tige et qui est flanqué de deux expansions aplaties nommées
Cotylédons qui correspondent aux deux premières feuilles de l’embryon qui est
dit Dicotylé.
Schéma d'une Graine d'Angiosperme
Source : Wikipedia
L’embryon Dicotylé est la règle chez les Spermatophytes
primitives. Ce n’est que secondairement que l’on observe soit une
multiplication du nombre de cotylédons chez les Gymnospermes, soit la perte
d’un des deux cotylédons chez les Monocotylédones.
Liens internes au Blog de La Gène :
Retour à la page : Dans quel monde on frit?.
jeudi 23 juillet 2026
Les Ptéridophytes
Les ptéridophytes
(du grec pteris, fougères)
C’est le groupe des
Fougères mais aussi des Prêles
A l’aire Primaire (avant -225 mA) ce groupe formait
de vastes forêts dont certaines espèces arborescentes atteignaient 30m de haut.
Leur fossilisation à conduit à former les gigantesques dépôts de pétrole, de houille
et de charbon.
Ici le Sporophyte (diploïde) est dominant et constitue
la plante feuillée.
Le Gamétophyte (haploïde)est réduit à un organe
rudimentaire et transitoire nommé : Prothalle.
Ceci constitue une innovation importante et désormais les
plantes à venir (Gymnospermes et Angiospermes) garderont en le perfectionnant
ce même type d’alternance des générations.
On
parle de cryptogames vasculaires.
Les tiges
sont souvent souterraines et horizontales, on parle de Rhizome.
Les Fougères
Chez les
fougères les feuilles qui émergent des Rhizomes souterrains sont
appelées : Frondes.
Schéma
de la structure d’une Fougère mâle
Frondes de Fougère aigle
Les Frondes présentent des formes très variables suivant les espèces (de simples rubans à très finement découpées) mais elles sont toujours enroulées en Crosse lors de leur émergence.
Asplenium trichomanes
Crosse de Fougère Aigle
Déploiement de la crosse
A maturité les frondes présentent des renflements bruns à leur face
inférieure, ce sont des Sporanges.
Comme chez
les Bryophytes, à l’intérieur des Sporanges des cellules diploïdes
subissent une réduction du nombre de chromosomes grâce à la Méiose, ce
qui conduit à la production de Spores haploïdes.
Après
libération une Spore germe sur le sol pour donner un organe de petite taille
dont toutes les cellules sont haploïdes, c’est le Prothalle
qui constitue le gamétophyte et qui a l’allure d’une petite lame verte
de quelques millimètres fixée au sol par des rhizoïdes. Ce Prothalle est
indépendant du Sporophyte grâce à sa chlorophylle mais c’est un organe
très transitoire, il vit juste le temps de produire, à sa face inférieure des gamètes
nommés : Oosphères (gamètes
femelle) et Anthérozoïdes (gamète
mâle). Les 2 types de gamètes sont produits en des sites différents du
Prothalle mais les Anthérozoïdes sont des gamètes nageurs et en présence d’eau
ils pourront rejoindre les Oosphères.
Note : Ce sont en fait des millions
de spores qui sont libérés par les sporanges situés sous une fronde, mais très
peu rencontreront des conditions favorables à leur germination pour donner un
Prothalle.
La
fécondation d’une Oosphère par un anthérozoïde donne une cellule œuf diploïde
qui se transforme rapidement en une fougère miniature qui vit aux dépens du
Prothalle. Mais dès que la première Fronde et la première racine de la plantule
sont fonctionnelles, la jeune fougère devient autonome, le Prothalle disparait
et la plante feuillée grandit.
Cycle de vie des fougères
Source : site "Salamandre"
Les Prêles
Schéma de la structure d'une Prêle des champs.
Source : Encyclopédie Universalis
Les tiges souterraines comme les tiges aériennes sont formées d’articles successifs.
Les rhizomes peuvent porter des sortes de bourgeonnements, appelés bulbilles ou tubercules,
qui redonneront une nouvelle plante s'ils sont détachés de la plante mère. Ils
contribuent, avec la ramification souvent importante des rhizomes, aux grandes
capacités de la multiplication végétative des prêles.
La plupart
des espèces dont les Prêles des champs et les Prêles géantes, présentent 2
types de tiges aériennes : tiges fertiles et tiges stériles.
Dans les
deux cas, les feuilles sont réduites à de simples collerettes situées au niveau
des nœuds des rameaux.
Les axes stériles sont verts car chlorophylliens, ils se forment à partir d'avril - mai , ils portent au niveau de leurs nœuds des verticilles de rameaux grêles.
Les axes fertiles sont souvent produits avant les axes stériles, dès la sortie de l’hiver. Ils sont brunâtres car non chlorophylliens et portent à leur sommet un épi de sporanges.
Note : Les Ptéridophytes comme les
Bryophytes ont conservé des Anthérozoïdes nageurs, rappel ancestral de leur
origine aquatique. Leur fécondation est encore tributaire de la présence d’eau.
Cela ne posait aucun problème dans l’ambiance humide de l’aire Primaire mais
quand le climat s’est asséché, de nouvelles plantes à cycles indépendants de
l’eau les ont remplacées. Le monde immense des Ptéridophytes s’est alors
restreint à des formes plus petites qui en climat tempéré restent cantonnées
aux zones humides.
Ecologie des Ptéridophytes
Au vu des connaissances actuelles, ce groupe semble être
caractérisé par quelques traits inhabituels dans le monde du vivant :
1. Des interactions relativement
réduites avec les autres espèces :
la reproduction et la dispersion de leurs spores se font en général sans
intervention d'autres espèces.
2. Une position particulière dans le
réseau trophique : en raison de leur toxicité ou autres moyens de défense,
elles ne sont pas consommées par les herbivores.
3. Elles semblent pouvoir accumuler de
grandes quantités de métaux toxiques sans mourir.
Lien externe :
Un autre regard sur les ptéridophytes : site Jardinsdefrance.org
Liens internes au Blog de La Gêne :
Retour à l'introduction à propos des plantes terrestres sans fleurs.
Retour à la page "dans quel monde on frit".












.jpg)













