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mercredi 7 octobre 2026
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mardi 6 octobre 2026
La Graine et le grain de Pollen
Les deux innovations majeures qui ont permis l’émergence des Phanérogames (ou Spermaphytes) à partir des Cryptogames sont :
l’endoprothallie
et la fécondation sans intervention de l’eau extérieure.
Chez les Cryptogames nous avons
une phase étrange (car haploïde) du cycle de vie, nommée Gamétophyte et prenant
la forme d’un Prothale chez les Fougères et les Prêles.
Chez les Phanérogames, le
Gamétophyte ne disparait pas mais il reste inclus à l’intérieur de la Spore. Le Prothalle se développe à l’intérieur de la Spore.
Cette endoprothallie est à
l’origine du grain de Pollen et de la Graine.
Les endoprothalles ont perdu leur
autonomie trophique, ils ne deviennent jamais chlorophylliens, ils dépendent donc du Sporophyte pour leur alimentation
mais cela permet à la fécondation de devenir un processus interne à la plante,
elle n’est plus tributaire de l’eau extérieure.
Cette indépendance de la
fécondation vis-à-vis de l’eau extérieure permet aux phanérogames de s’éloigner
des milieux humides pour coloniser les milieux plus arides.
Ainsi lorsque le climat global
s’est asséché à la fin de l’aire primaire cette faculté leur a permis de supplanter
les cryptogames. En colonisant de manière très efficace tous les milieux elles
ont relégué les Cryptogames aux milieux humides.
Le grain de Pollen
Le Pollen, du grec Palê, farine ou poussière, est l’élément
qui chez les phanérogames permet le transfert facile des gamètes mâles depuis
les organes mâles ou Etamines vers les organes femelles ou Pistils.
Ces éléments minuscules (30µ de
diamètre en moyenne) sont produits dans des sacs polliniques situées à
l’intérieur des Anthères (parties supérieures renflées de l’étamine).
Etamines au sein d'une fleur épanouie d'Angiosperme
Les grains de Pollen sont souvent
considérés à tort comme les gamètes mâles.
En fait le grain de Pollen constitue
la génération gamétophytique (phase haploïde du cycle de vie) de la plante à
fleur. Il est l’homologue d’une spore mâle de Cryptogame, c’est une microspore
qui contient un gamétophyte mâle miniaturisé.
Cet endoprothalle réduit à quelques cellules et qui reste inclus dans les parois de la microspore ne produit que 2 gamètes mâles ou anthérozoïdes qui seront transférés aux gamètes femelles sans jamais être en contact avec le milieu extérieur.
Si le grain de Pollen est
l’homologue de la spore de Cryptogame, le sac pollinique est l’homologue du
sporange et l’étamine est l’homologue d’une feuille sporangifère (ex :
fronde de fougère portant des sporanges à sa face inférieure).
Chez les Phanérogames on distingue deux types morphologiques
de grains de Pollen :
Les grains de Pollen monoaperturés présentent un seul pore
germinatif et montrent une symétrie bilatérale.
Ces pollens sont produits chez : les Gymnospermes, les
Protoangiospermes, les Magnoliidées et les Monocotylédones.
Illustration issue du Wiktionnaire
Les grains de Pollen triaperturés présentent trois pores
germinatifs et montrent une symétrie axiale.
La structure triaperturée facilite la germination.
Ces Pollens sont produits chez la plupart des Angiospermes à
l’exclusion des Protoangiospermes, des Magnoliidées et des Monocotylédones.
Illustation issue du Wiktionnaire.
Pour aller plus loin et voir de de belles images d’Etamines, d’Anthères et de Grains de Pollen, cliquer sur le lien suivant :
https://planet-vie.ens.fr/mediatheque/formation-des-grains-de-pollen
L’ovule
Chez les Spermaphytes, les Sporanges femelles ou
Macrosporanges sont entourés d’écailles protectrices et ne s’ouvrent plus pour
libérer les Macrospores.
En effet si la méiose engendre toujours 4 spores haploïdes,
3 d’entre elles avortent et l’unique survivante se transforme en Prothalle
interne qui se développe au sein des tissus du Macrosporange.
On nomme Ovule l’ensemble :
Endoprothalle, tissus du Macrosporange et écailles protectrices.
En se développant en parasite sur la plante mère,
l’endoprothalle accumule des réserves qui serviront ultérieurement au
développement de l’embryon du nouveau Sporophyte.
Les Tissus du Macrosporange prennent le nom de Nucelle
et ce Nucelle pourra également servir à nourrir l’embryon.
Les écailles protectrices du Macrosporange forment une
enveloppe rigide et imperméable nommée Tégument, lequel s’orne d’un
orifice au sommet de l’Ovule. Cet orifice nommé Micropyle (du grec micro, petit
et pylos, porte) est essentiel pour autoriser la fécondation.
Schéma d'un Ovule d'Angiosperme
Source : Botanique.org
L’ovule des végétaux est très différent d’un gamète
animal : il est composé d'un sac embryonnaire constitué de cellules haploïdes
et correspondant à un gamétophyte, formé à partir d'une macrospore. Celui-ci
est entouré d'un Nucelle diploïde, puis d'une ou deux enveloppe(s) ou
tégument(s) diploïde(s), s'ouvrant sur l'extérieur par une ouverture appelée Micropyle.
L’Ovule des Spermaphytes représente un progrès considérable
par rapport au Macroporange des Ptéridophytes d’abord parce que cela permet une
économie de Macrospores qui ne sont plus soumises aux aléas de la dispersion et
ensuite parce que le développement du prothalle au sein des tissus de la plante
mère assure une meilleure protection des gamètes femelles ou Oosphères.
Des
Gymnospermes aux Angiospermes
Chez les Spermaphytes les plus primitives l’Ovule est nu.
Ces Plantes forment le groupe de Gymnospermes du grec gymnos, nu et sperma,
graine.
Chez les Spermaphytes plus évoluées l’Ovule est enfermé dans
un Ovaire. Il est relié à ce dernier par un funicule, qui contient des
vaisseaux conducteurs qui aboutissent au niveau d'une zone appelée chalaze. Ces
plantes forment le groupe des Angiospermes du grec : angios, urne et
sperma, graine. Littéralement Angiosperme signifie : graine dans un
récipient.
Représentation Schématique comparée
d'un Ovule de Gymnosperme et d'un Ovule d'Angiosperme
Source : Wikipedia
Pollinisation
et Fécondation
Transportés par le vent ou par des insectes, les grains de
pollen arrivent au contact des organes femelles, ils germent en émettant un
tube pollinique qui pénètre dans l’ovule par le Micropyle pour aller libérer
les gamètes mâles au contact des oosphères produits par le gamétophyte femelle.
Il y a là un progrès fondamental par rapport aux
Ptéridophytes : la Fécondation s’est affranchie de l’eau extérieure et
peut se réaliser en période de relative sécheresse.
La graine
La graine résulte de la transformation de l’Ovule après la
Fécondation.
La Fécondation de l’Oosphère (haploïde) par un gamète mâle
(haploïde) donne un Zygote diploïde qui par mitoses successives se transforme
en Embryon qui se développe aux dépens des réserves accumulées dans le
Prothalle.
On donne le nom de Graine à l’ensemble : Macrosporange,
Macrospore Prothallisée, jeune Embryon. Le tout limité par les téguments
ovulaires qui se lignifient.
Plus ou moins rapidement après la Fécondation, l’embryon
cesse sa croissance, il entre en état de vie ralentie et l’ensemble de la Graine se déshydrate puis se détache de
la plante mère pour assurer la Dissémination de l’espèce.
Cette Dissémination est facilitée par diverses adaptations
de la Graine : taille minuscule (Orchidées), appendices charnus (Arille de
l’If), appendices secs (ailes des graines de Pins). Chez les Angiospermes, ces
adaptations des Graines sont complétées par les adaptations des Fruits en vue
d’utiliser les animaux pour disséminer les Graines. La graine réalise la
diffusion à distance de l’espèce, compensant ainsi la fixité de la plante sur
son support.
Dans certains cas (ex : espèces des pays chauds et
humide), la Graine ne subit pas de déshydratation et germe immédiatement.
Dans les régions à saisons contrastées, la Graine introduit
une discontinuité dans le cycle vital : l’embryon s’y trouve à l’état de
vie ralentie et peut attendre des conditions extérieures favorables pour reprendre son développement. Ainsi des
Graines profondément enfouies dans le sol peuvent conserver plusieurs années
leur pouvoir germinatif en attendant d’être remontées à la surface. De plus la
Graine ne germera généralement qu’après une certaine période de repos
nommée : Dormance. Cette période de Dormance obligatoire pour les graines d’un
grand nombre d’espèces est un mécanisme d’adaptation à la succession des
saisons. Ainsi dans les régions tempérées, les graines de nombreuses espèces ne
germent qu’au printemps après que leur Dormance ait été levée par le froid
hivernal. Ceci évite que la venue de belles journées d’automne ne provoque une
germination précoce qui se verrait vouée à l’échec.
A l’intérieur de la Graine l’embryon de forme allongée présente :
* à sa
base un amas de cellules (méristème) qui donnera la racine.
* à son sommet un bourgeon qui
donnera la tige et qui est flanqué de deux expansions aplaties nommées
Cotylédons qui correspondent aux deux premières feuilles de l’embryon qui est
dit Dicotylé.
Schéma d'une Graine d'Angiosperme
Source : Wikipedia
L’embryon Dicotylé est la règle chez les Spermatophytes
primitives. Ce n’est que secondairement que l’on observe soit une
multiplication du nombre de cotylédons chez les Gymnospermes, soit la perte
d’un des deux cotylédons chez les Monocotylédones.
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jeudi 23 juillet 2026
Les Ptéridophytes
Les ptéridophytes
(du grec pteris, fougères)
C’est le groupe des
Fougères mais aussi des Prêles
A l’aire Primaire (avant -225 mA) ce groupe formait
de vastes forêts dont certaines espèces arborescentes atteignaient 30m de haut.
Leur fossilisation à conduit à former les gigantesques dépôts de pétrole, de houille
et de charbon.
Ici le Sporophyte (diploïde) est dominant et constitue
la plante feuillée.
Le Gamétophyte (haploïde)est réduit à un organe
rudimentaire et transitoire nommé : Prothalle.
Ceci constitue une innovation importante et désormais les
plantes à venir (Gymnospermes et Angiospermes) garderont en le perfectionnant
ce même type d’alternance des générations.
On
parle de cryptogames vasculaires.
Les tiges
sont souvent souterraines et horizontales, on parle de Rhizome.
Les Fougères
Chez les
fougères les feuilles qui émergent des Rhizomes souterrains sont
appelées : Frondes.
Schéma
de la structure d’une Fougère mâle
Frondes de Fougère aigle
Les Frondes présentent des formes très variables suivant les espèces (de simples rubans à très finement découpées) mais elles sont toujours enroulées en Crosse lors de leur émergence.
Asplenium trichomanes
Crosse de Fougère Aigle
Déploiement de la crosse
A maturité les frondes présentent des renflements bruns à leur face
inférieure, ce sont des Sporanges.
Comme chez
les Bryophytes, à l’intérieur des Sporanges des cellules diploïdes
subissent une réduction du nombre de chromosomes grâce à la Méiose, ce
qui conduit à la production de Spores haploïdes.
Après
libération une Spore germe sur le sol pour donner un organe de petite taille
dont toutes les cellules sont haploïdes, c’est le Prothalle
qui constitue le gamétophyte et qui a l’allure d’une petite lame verte
de quelques millimètres fixée au sol par des rhizoïdes. Ce Prothalle est
indépendant du Sporophyte grâce à sa chlorophylle mais c’est un organe
très transitoire, il vit juste le temps de produire, à sa face inférieure des gamètes
nommés : Oosphères (gamètes
femelle) et Anthérozoïdes (gamète
mâle). Les 2 types de gamètes sont produits en des sites différents du
Prothalle mais les Anthérozoïdes sont des gamètes nageurs et en présence d’eau
ils pourront rejoindre les Oosphères.
Note : Ce sont en fait des millions
de spores qui sont libérés par les sporanges situés sous une fronde, mais très
peu rencontreront des conditions favorables à leur germination pour donner un
Prothalle.
La
fécondation d’une Oosphère par un anthérozoïde donne une cellule œuf diploïde
qui se transforme rapidement en une fougère miniature qui vit aux dépens du
Prothalle. Mais dès que la première Fronde et la première racine de la plantule
sont fonctionnelles, la jeune fougère devient autonome, le Prothalle disparait
et la plante feuillée grandit.
Cycle de vie des fougères
Source : site "Salamandre"
Les Prêles
Schéma de la structure d'une Prêle des champs.
Source : Encyclopédie Universalis
Les tiges souterraines comme les tiges aériennes sont formées d’articles successifs.
Les rhizomes peuvent porter des sortes de bourgeonnements, appelés bulbilles ou tubercules,
qui redonneront une nouvelle plante s'ils sont détachés de la plante mère. Ils
contribuent, avec la ramification souvent importante des rhizomes, aux grandes
capacités de la multiplication végétative des prêles.
La plupart
des espèces dont les Prêles des champs et les Prêles géantes, présentent 2
types de tiges aériennes : tiges fertiles et tiges stériles.
Dans les
deux cas, les feuilles sont réduites à de simples collerettes situées au niveau
des nœuds des rameaux.
Les axes stériles sont verts car chlorophylliens, ils se forment à partir d'avril - mai , ils portent au niveau de leurs nœuds des verticilles de rameaux grêles.
Les axes fertiles sont souvent produits avant les axes stériles, dès la sortie de l’hiver. Ils sont brunâtres car non chlorophylliens et portent à leur sommet un épi de sporanges.
Note : Les Ptéridophytes comme les
Bryophytes ont conservé des Anthérozoïdes nageurs, rappel ancestral de leur
origine aquatique. Leur fécondation est encore tributaire de la présence d’eau.
Cela ne posait aucun problème dans l’ambiance humide de l’aire Primaire mais
quand le climat s’est asséché, de nouvelles plantes à cycles indépendants de
l’eau les ont remplacées. Le monde immense des Ptéridophytes s’est alors
restreint à des formes plus petites qui en climat tempéré restent cantonnées
aux zones humides.
Ecologie des Ptéridophytes
Au vu des connaissances actuelles, ce groupe semble être
caractérisé par quelques traits inhabituels dans le monde du vivant :
1. Des interactions relativement
réduites avec les autres espèces :
la reproduction et la dispersion de leurs spores se font en général sans
intervention d'autres espèces.
2. Une position particulière dans le
réseau trophique : en raison de leur toxicité ou autres moyens de défense,
elles ne sont pas consommées par les herbivores.
3. Elles semblent pouvoir accumuler de
grandes quantités de métaux toxiques sans mourir.
Lien externe :
Un autre regard sur les ptéridophytes : site Jardinsdefrance.org
Liens internes au Blog de La Gêne :
Retour à l'introduction à propos des plantes terrestres sans fleurs.
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dimanche 5 juillet 2026
Les plantes terrestres sans fleurs
Les plantes terrestres sans fleurs
Ce sont des plantes terrestres dont les ancêtres, qui ont
évolué à partir d’algues Charophytes, sont
apparus sur terre avant l’invention de la fleur et du fruit.
Les plantes sans fleurs sont
qualifiées de : Cryptogames
du grec cryptos, caché et
gamos, union
Les plantes terrestres sans fleurs se répartissent dans 2 groupes :
Je vous propose d’aborder successivement les 2 groupes.
Note : Les Algues Charophytes sont considérées comme le groupe qui a donné naissance aux plantes terrestres il y a environ 400 milions d'années. Leur forme annonce d’ailleurs celle des plantes terrestres avec une organisation en succession de nœuds et entre-nœuds.
Algues Charophytes. Source :Wikipédia.
Liens internes au Blog de La Gêne :
Les Bryophytes
Les
Bryophytes
du grec bruon, mousse et phuton,
plante
Les bryophytes sont des plantes largement méconnues mais tout à
fait exceptionnelles. Descendantes des premières plantes à avoir colonisé la
terre depuis la mer. Leur origine doit remonter au Dévonien supérieur, il y a environ 350 millions d'années.
Description des Bryophytes
Ce sont des plantes terrestres de petite taille, ne possédant pas de véritable système vasculaire, elles ne possèdent pas de vaisseaux conducteurs de sève ni de véritables racines.
On parle de Cryptogames non vasculaires.
Vous connaissez bien les Mousses que vous rencontrez dans les sous bois humides mais ce groupe inclus également : Les Hépatiques, les Anthocérotes et les Sphaignes.
Les bryophytes les plus ancestrales (Hépatiques et Anthocérotes) se réduisent plus ou moins à des lames foliacées vertes posées sur le sol et appelées Thalles.
Hépatique des fontaines
Au printemps le thalle s'orne de drôles de petits palmiers
Les Bryophytes les plus évoluées (Mousses et Sphaignes) présentent un petit axe feuillé fixé au sol par des Rhizoïdes. Ces Rhizoïdes ne sont pas de vraies racines car elles servent seulement pour l’ancrage de la petite plante à son substrat et n’ont aucun rôle dans l’acheminement actif de l’eau et des sels minéraux. L’absorption de ces éléments vitaux se fait par toute la surface de la plante. Ceci constitue une première explication à la petitesse des plantes de ce groupe. Cela explique aussi pourquoi ces petites plantes ne vivent qu’en milieu humide.
Schéma de l’organisation d’une mousse
Ce
gamétophyte est constitué de cellules dont le noyau contient un seul lot de
chromosomes, on dit qu’elles sont « haploïdes ».
Les structures pérennes des autres plantes ainsi que le corps des animaux sont
constituées de cellules dont le noyau contient 2 lots identiques de
chromosomes, on les dit « diploïdes ».
L’haploïdie
constitue certainement une autre explication à la petitesse des plantes de ce
groupe mais surtout cela rend ces petites plantes extrêmement singulières dans
le paysage du vivant.
Vous
les verrez maintenant d’un autre œil, ce sont des petits organismes tout à fait
exceptionnels.
Note : L’appellation « axe feuillé » employée pour le gamétophyte des
mousses est impropre, car cette structure diffère de celle des plantes
vasculaires (angiospermes, gymnospermes ou ptéridophytes). L'axe, dépourvu
d’une véritable anatomie de tige, se résume à un cordon cellulaire entouré d’un
épiderme. Il est recouvert d’expansions constituées d’une unique assise
cellulaire, formant des lames foliacées dont la structure est bien plus simple
que celle des feuilles vraies. Cette simplicité morphologique des organes
végétatifs des mousses résulte de leur état haploïde.
Le sporophyte
ne s’observe de façon éphémère qu’à certaines périodes de l’année. Il est formé
d’un Pied ancré dans le gamétophyte prolongé par une Soie qui à son extrémité
s’élargit en une Capsule fermée par un Opercule recouvert d’une Coiffe. Toutes
les cellules qui constituent les différents éléments du sporophyte sont
« diploïdes ».
Par leurs sporophytes les mousses sont donc
conformes au reste du vivant dans leur constitution génétique.
La
capsule est en fait un sporange à
l’intérieur duquel des cellules diploïdes vont subir une réduction du nombre de
chromosomes de 2n (état diploïde) à n (état haploïde). Cette réduction
chromosomique fait intervenir un mécanisme universel nommé « Méiose » qui dans un corps humain par
exemple permet de produire des gamètes :
spermatozoïdes ou ovules.
Les
cellules haploïdes produites dans la capsule sont appelées Spores. Elles sont libérées après chute de la
coiffe et ouverture de l’opercule. Quand elles tombent au sol, si les
conditions de température et d’humidité sont satisfaisantes elles germent pour
donner de nouveaux petits axes feuillés ou gamétophytes dont toutes les
cellules sont haploïdes.
Ecologie des Bryophytes
Elles
se rencontrent partout sur le globe : des régions arctiques aux forêts
tropicales.
Etant
donné qu’elles ne possèdent pas de vaisseaux conducteurs de sève et que leur
reproduction fait intervenir de gamètes nageurs, elles affectionnent
particulièrement les milieux humides. Mais elles sont dotées d’une propriété
particulière qui leur permet de coloniser des habitats dont l’hygrométrie varie
fortement comme : les toits, les pentes montagneuses, les troncs d’arbres.
Cette propriété que l’on ne rencontre plus chez les plantes supérieures est la reviviscence,
elle leur permet de s’hydrater et se déshydrater de façon réversible.
Dans
les habitats les plus humides elles forment d’épais tapis où elles contribuent
à former l’humus des sols, retiennent l’eau et abritent une formidable
diversité floristique et faunistique.
Les
tourbières acides qui couvrent 1% de la planète sont le résultat d’une
accumulation de Sphaignes, bryophytes éponges qui peuvent retenir
jusqu’à 7 fois leur poids en eau.
Les Mousses n’ont pas beaucoup d’attributs : ni vaisseaux
conducteurs, ni racines, ni graines, ni fleurs mais elles témoignent d’immenses
capacités de survie et peuvent suspendre leur activité biologique pour de
longues périodes. Aujourd’hui la recherche explore l’exceptionnelle résistance
de ces petits organismes archaïques.
Pour
finir : il ne faut pas confondre les Mousses et les Lichens !
Sur
cette photo vous pouvez voir une branche couverte de Mousses et de quelques
Lichens qui sont des organismes tout à fait différents.
Les
Lichens ne sont pas des Bryophytes. D’ailleurs ce ne sont pas non plus des
plantes à proprement parler.
Les
Lichens peuvent être considérés comme « des champignons qui cultivent des
algues ».
Retour à l'introduction sur les plantes terrestres sans fleurs

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