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260 chemin de Beyssac, 31550 Cintegabelle

vendredi 16 octobre 2026

Les Protoymnospermes


C'est dans le groupe des Gymnospermes que l'on rencontre les Spermaphytes les plus primitives, on parle de Protogymnospermes ou Gymnospermes archaïques.


La séparation entre les Ptéridophytes et la lignée menant aux gymnospermes s’est faite au Dévonien, il y a environ 360 millions d’années, avec le genre Archaeopteris qui fait le lien entre les deux groupes.


 

Archaeopteris 

est un genre fossile de progymnospermes.

 

Archeaopteris

reconstitution d'après des fossiles trouvés au Nord de New York

Source Wikipedia



Ce genre est considéré par de nombreux scientifiques comme représentant les premiers arbres modernes et possède plus de caractéristiques communes avec les plantes à graines que toute autre plante fossile connue.

Archaeopteris se rencontre dans les strates datant du Dévonien supérieur jusqu'au Carbonifère inférieur.

Considéré comme cosmopolite, de nombreux fossiles ont été retrouvés sur tous les continents, notamment en Afrique (Afrique du Sud, Maroc), en Europe (Allemagne, Belgique, Irlande, Russie, Ukraine), en Asie (Chine, Kazakhstan, Russie), en Amérique du Nord (Canada, États-Unis), en Amérique du Sud (Colombie, Venezuela) ainsi qu'en Océanie (Australie).

Archaeopteris se reproduit en libérant des spores plutôt qu'en produisant des graines, mais certaines espèces, comme Archaeopteris halliana, sont hétérosporées, c'est-à-dire qu'elles produisent deux types de spores. On pense qu'il s'agit d'une première étape dans l'évolution des plantes vasculaires vers la reproduction par graines.

Les Archaeopteris étaient donc des Arbres de 30 à 40m de haut dont le bois était proche de celui des Pinopsides actuels.

Les données indiquent qu'Archaeopteris préférait les sols humides, poussant à proximité des systèmes fluviaux et dans les forêts de plaine d’inondation. Il aurait constitué une part importante de la végétation des premières forêts.

Certains chercheurs estiment qu'Archaeopteris a joué un rôle majeur dans la transformation de son environnement. Ainsi Stephen Scheckler, professeur de biologie et de sciences géologiques à l'Institut polytechnique de Virginie, déclare :

« Lorsque Archaeopteris est apparu, il est très rapidement devenu l'arbre dominant partout sur Terre. Sur toutes les zones terrestres habitables, il y avait cet arbre »

« Sa litière alimentait les cours d'eau et a joué un rôle majeur dans l'évolution des poissons d'eau douce, dont le nombre et les variétés ont explosé à cette époque, et a influencé l'évolution d'autres écosystèmes marins. Elle a été la première plante à produire un système racinaire étendu, ce qui a eu un impact profond sur la chimie du sol. Et une fois que ces changements d'écosystèmes se sont produits, ils ont été modifiés pour toujours. Il s'agissait d'un événement unique ».

Son système racinaire bien développé a pu contribuer à la formation de sols profonds au Dévonien supérieur. Cette transformation des sols aurait pu avoir un impact sur le cycle du carbone à grande échelle et le climat.





Les protogymnospermes 

ont pour représentants actuels : 

les Cycas et les Ginkgo


Ces arbres présentent de nombreux traits primitifs : dichotomie des nervures des feuilles chez les Gingko, port de fougère avec enroulement en crosse des folioles chez les Cycas. 


Les ovules de Cycas et de ginkgo sont souvent nommées graines. 

En fait les graines véritables n'apparaissent qu'avec les Pinopsides (ou conifères).

Toutefois, certains botanistes conviennent d’utiliser le terme de « graine » pour désigner tout ovule fécondé mature. Il s'agit plutôt de pré-graines. 

L'ovule de ginkgo doit germer très rapidement, il ne se conserve pas, à la différence d'une graine qui se conserve, la vie de l'embryon étant en repos.




Comme chez les Ptéridophytes, la fécondation se réalise en milieu liquide. Toutefois l'eau nécessaire au déplacement de Anthérozoïdes n'est plus fournie par l'environnement mais par la liquéfaction de la partie supérieure du Nucelle qui surmonte les Archégones.




Les Cycas 

sont des arbres des pays chauds 

qui ressemblent à des fougères arborescentes. 


Bosquet de Cycas media dans le Queensland

source : Wikipedia



Les autres traits qui marquent l'ancienneté de ce groupe presque éteint sont : le gigantisme de feuilles, les ovules gros comme des œufs de pigeons et les anthérozoïdes visibles à l'œil nu.


Feuille sporangifère de Cycas media avec ces ovules de grande taille

source : Wikipedia



En jardinerie vous pouvez trouver le Cycas revoluta ou Cycas du Japon encore appelé "petit rameau" aux Antilles françaises.

Cycas revoluta
source : Wikipedia









Les Ginkgoales 

sont apparues au Permien 

il y a plus de 270 millions d'années 

et ont prospéré dans le monde entier 

jusqu’au Juracique.


Mais après la période des glaciations quaternaires, la seule espèce du groupe à subsister fut le Ginkgo biloba, qui ne survécut que dans quelques rares refuges au climat plus doux du Sud de la Chine. Elle est considérée comme une espèce panchronique.

 

Une espèce est dite panchronique quand elle est présente actuellement et ressemble morphologiquement à des espèces éteintes, identifiées sous la forme de fossiles. On parle parfois aussi de « fossile vivant » ou, plus correctement, d'une espèce relique.

 

Depuis le 19ème siècle, le Ginkgo biloba a été largement introduit en Europe pour ces qualités ornementales.

 

Le Gingko biloba est un très bel arbre qui peut atteindre 30m, aussi appelé "arbre aux mille écus" en raison de la couleur dorée de son feuillage à l'automne.




Gingko biloba source Wikipédia


Feuille de Gingko, source Wikipédia

Les feuilles caduques d'abord vert pâle et devenant jaune d'or à l'automne sont très originales. Leur limbe orné d'une nervation dichotomique présente deux lobes en forme de palmes (d'où le nom d'espèce : biloba).

Feuille de Gingko à l'automne
source wikipédia




C’est un arbre Dioïque, ce qui signifie qu’il y a des pieds mâles et des pieds femelles.

 


Les pieds mâles portent des cônes en forme de chatons qui produisent le pollen.


Chatons sur pied mâle, source Wikipédia




Les arbres femelles produisent de gros ovules nus portés par de longs pédoncules.


Ovules en formation, source Wikipédia


Ovules sur Gingko femelle, source Wikipédia

La pollinisation à lieu entre mars et avril mais les ovules fécondés n'arriveront à maturité qu'en octobre.

Un Gingko femelle peut recevoir en début de printemps le pollen émis en énorme quantité par un Gingko mâle pouvant être situé à une vingtaine de kilomètres.

Les ovules exsudent des gouttelettes qui captent les grains de pollen. Ceux-ci germent alors et produisent une substance hormonale qui provoque l'accroissement de l'ovule et l'accumulation de réserves.

La pollinisation n'est pas immédiatement suivie de fécondation.

En fin d'été les ovules mûrissent, jaunissent et forment « un noyau » dans lequel s'est formé un prothalle femelle constitué de tissus haploïde et d'amidon. Le prothalle mâle évolue lui aussi lentement. En automne, après la chute des feuilles, les ovules jaunes et ridés tombent et commencent à pourrir sur le sol. En début d'hiver le prothalle mâle produit des spermatozoïdes flagellés qui fécondent l'oosphère.

Au printemps, l'embryon fécondé sort de l'ovule et s'implante dans le sol. Il n'y a donc pas eu de phase de repos et aucune dessiccation contrairement à toutes les espèces à « graines vraies ».

Il faut noter une différence essentielle avec les plantes à « graine vraies ». Chez les plantes à « graines vraies », c’est-à-dire : Gymnospermes plus évoluées et Angiospermes, l’ovule est très petit et ne grossit (en accumulant des réserves qui serviront à l’embryon) qu’une fois la fécondation réalisée. Chez le Gingko le gros ovule est déjà plein de réserves avant la fécondation et cela en « pure perte » si la fécondation n’a pas lieu.

A maturité l’ovule est couvert d’un tégument de couleur jaune-brun, charnu à l’extérieur et coriace à l’intérieur si bien que l’on confond souvent cet ovule avec un fruit de type « drupe » c’est-à-dire un fruit charnu avec un noyau coriace. Or dans une drupe, par exemple une cerise, ce sont les tissus de l’ovaire qui se transforment en tissus succulent à l’extérieur et coriace à l’intérieur. Dans la Cerise l’ovule transformée en graine se trouve à l’intérieur du noyau.

L’ovule mature a un diamètre de 2 à 3 cm.

Ovules matures
source Wikipédia

La partie charnue du tégument contient de l'acide butyrique. Ce dernier est à l'origine de l'odeur très désagréable de beurre rance ou de vomissure que dégagent les ovule à l'automne lorsqu'ils sont tombés au sol.


A l'automne le sol sous les Ginkgo femelle est jonché de feuilles jaunes et d'ovules qui dégagent une odeur épouvantable.





















































mercredi 7 octobre 2026

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mardi 6 octobre 2026

La Graine et le grain de Pollen

 


 

Les deux innovations majeures qui ont permis l’émergence des Phanérogames (ou Spermaphytes) à partir des Cryptogames sont : 

            l’endoprothallie 

            et la fécondation sans intervention de l’eau extérieure.

 

Chez les Cryptogames nous avons une phase étrange (car haploïde) du cycle de vie, nommée Gamétophyte et prenant la forme d’un Prothale chez les Fougères et les Prêles.

 

Chez les Phanérogames, le Gamétophyte ne disparait pas mais il reste inclus à l’intérieur de la Spore. Le Prothalle se développe à l’intérieur de la Spore.

Cette endoprothallie est à l’origine du grain de Pollen et de la Graine.

 

Les endoprothalles ont perdu leur autonomie trophique, ils ne deviennent jamais chlorophylliens, ils dépendent donc du Sporophyte pour leur alimentation mais cela permet à la fécondation de devenir un processus interne à la plante, elle n’est plus tributaire de l’eau extérieure.

 

Cette indépendance de la fécondation vis-à-vis de l’eau extérieure permet aux phanérogames de s’éloigner des milieux humides pour coloniser les milieux plus arides.

Ainsi lorsque le climat global s’est asséché à la fin de l’aire primaire cette faculté leur a permis de supplanter les cryptogames. En colonisant de manière très efficace tous les milieux elles ont relégué les Cryptogames aux milieux humides.

 

 

 

                                                  Le grain de Pollen



Le Pollen, du grec Palê, farine ou poussière, est l’élément qui chez les phanérogames permet le transfert facile des gamètes mâles depuis les organes mâles ou Etamines vers les organes femelles ou Pistils.

 

Ces éléments minuscules (30µ de diamètre en moyenne) sont produits dans des sacs polliniques situées à l’intérieur des Anthères (parties supérieures renflées de l’étamine).


Etamines au sein d'une fleur épanouie d'Angiosperme

 source Wikipédia




 



Fleur de Pommier


 




Les grains de Pollen sont souvent considérés à tort comme les gamètes mâles.

 

En fait le grain de Pollen constitue la génération gamétophytique (phase haploïde du cycle de vie) de la plante à fleur. Il est l’homologue d’une spore mâle de Cryptogame, c’est une microspore qui contient un gamétophyte mâle miniaturisé.

     Nota. Chez les Cryptogames produisant des spores différenciées sur le plan sexuel, on nomme :  microspores, les spores mâles produites dans des microsporanges et macrospores, les spores femelles produites dans des macrosporanges.


Cet endoprothalle réduit à quelques cellules et qui reste inclus dans les parois de la microspore ne produit que 2 gamètes mâles ou anthérozoïdes qui seront transférés aux gamètes femelles sans jamais être en contact avec le milieu extérieur.


Si le grain de Pollen est l’homologue de la spore de Cryptogame, le sac pollinique est l’homologue du sporange et l’étamine est l’homologue d’une feuille sporangifère (ex : fronde de fougère portant des sporanges à sa face inférieure).

 

 

Chez les Phanérogames on distingue deux types morphologiques de grains de Pollen :

            Les grains de Pollen monoaperturés présentent un seul pore germinatif et montrent une symétrie bilatérale.

Ces pollens sont produits chez : les Gymnospermes, les Protoangiospermes, les Magnoliidées et les Monocotylédones.

Illustration issue du Wiktionnaire


Pollen monoaperturé de Lilium auratum

 

            Les grains de Pollen triaperturés présentent trois pores germinatifs et montrent une symétrie axiale.

La structure triaperturée facilite la germination.

Ces Pollens sont produits chez la plupart des Angiospermes à l’exclusion des Protoangiospermes, des Magnoliidées et des Monocotylédones.

Illustation issue du Wiktionnaire.



 Pollen triaprturé de Ricinus communis


 

Pour aller plus loin et voir de de belles images d’Etamines, d’Anthères et de Grains de Pollen, cliquer sur le lien suivant :

https://planet-vie.ens.fr/mediatheque/formation-des-grains-de-pollen


 


L’ovule

 


Chez les Spermaphytes, les Sporanges femelles ou Macrosporanges sont entourés d’écailles protectrices et ne s’ouvrent plus pour libérer les Macrospores.

En effet si la méiose engendre toujours 4 spores haploïdes, 3 d’entre elles avortent et l’unique survivante se transforme en Prothalle interne qui se développe au sein des tissus du Macrosporange.

 

On nomme Ovule l’ensemble : Endoprothalle, tissus du Macrosporange et écailles protectrices.

 

En se développant en parasite sur la plante mère, l’endoprothalle accumule des réserves qui serviront ultérieurement au développement de l’embryon du nouveau Sporophyte.

Les Tissus du Macrosporange prennent le nom de Nucelle et ce Nucelle pourra également servir à nourrir l’embryon.

Les écailles protectrices du Macrosporange forment une enveloppe rigide et imperméable nommée Tégument, lequel s’orne d’un orifice au sommet de l’Ovule. Cet orifice nommé Micropyle (du grec micro, petit et pylos, porte) est essentiel pour autoriser la fécondation.

 

Schéma d'un Ovule d'Angiosperme

Source : Botanique.org



 

L’ovule des végétaux est très différent d’un gamète animal : il est composé d'un sac embryonnaire constitué de cellules haploïdes et correspondant à un gamétophyte, formé à partir d'une macrospore. Celui-ci est entouré d'un Nucelle diploïde, puis d'une ou deux enveloppe(s) ou tégument(s) diploïde(s), s'ouvrant sur l'extérieur par une ouverture appelée Micropyle.

 

L’Ovule des Spermaphytes représente un progrès considérable par rapport au Macroporange des Ptéridophytes d’abord parce que cela permet une économie de Macrospores qui ne sont plus soumises aux aléas de la dispersion et ensuite parce que le développement du prothalle au sein des tissus de la plante mère assure une meilleure protection des gamètes femelles ou Oosphères.

 



 

Des Gymnospermes aux Angiospermes

 


Chez les Spermaphytes les plus primitives l’Ovule est nu. Ces Plantes forment le groupe de Gymnospermes du grec gymnos, nu et sperma, graine.

Chez les Spermaphytes plus évoluées l’Ovule est enfermé dans un Ovaire. Il est relié à ce dernier par un funicule, qui contient des vaisseaux conducteurs qui aboutissent au niveau d'une zone appelée chalaze. Ces plantes forment le groupe des Angiospermes du grec : angios, urne et sperma, graine. Littéralement Angiosperme signifie : graine dans un récipient.

 

Représentation Schématique comparée

d'un Ovule de Gymnosperme et d'un Ovule d'Angiosperme

Source : Wikipedia

 


 

 



Pollinisation et Fécondation

 

Transportés par le vent ou par des insectes, les grains de pollen arrivent au contact des organes femelles, ils germent en émettant un tube pollinique qui pénètre dans l’ovule par le Micropyle pour aller libérer les gamètes mâles au contact des oosphères produits par le gamétophyte femelle.

Il y a là un progrès fondamental par rapport aux Ptéridophytes : la Fécondation s’est affranchie de l’eau extérieure et peut se réaliser en période de relative sécheresse.

 

 




La graine



La graine résulte de la transformation de l’Ovule après la Fécondation.

La Fécondation de l’Oosphère (haploïde) par un gamète mâle (haploïde) donne un Zygote diploïde qui par mitoses successives se transforme en Embryon qui se développe aux dépens des réserves accumulées dans le Prothalle.

On donne le nom de Graine à l’ensemble : Macrosporange, Macrospore Prothallisée, jeune Embryon. Le tout limité par les téguments ovulaires qui se lignifient.


Plus ou moins rapidement après la Fécondation, l’embryon cesse sa croissance, il entre en état de vie ralentie et l’ensemble de la Graine se déshydrate puis se détache de la plante mère pour assurer la Dissémination de l’espèce.


Cette Dissémination est facilitée par diverses adaptations de la Graine : taille minuscule (Orchidées), appendices charnus (Arille de l’If), appendices secs (ailes des graines de Pins). Chez les Angiospermes, ces adaptations des Graines sont complétées par les adaptations des Fruits en vue d’utiliser les animaux pour disséminer les Graines. La graine réalise la diffusion à distance de l’espèce, compensant ainsi la fixité de la plante sur son support.


Dans certains cas (ex : espèces des pays chauds et humide), la Graine ne subit pas de déshydratation et germe immédiatement.


Dans les régions à saisons contrastées, la Graine introduit une discontinuité dans le cycle vital : l’embryon s’y trouve à l’état de vie ralentie et peut attendre des conditions extérieures favorables pour reprendre son développement. Ainsi des Graines profondément enfouies dans le sol peuvent conserver plusieurs années leur pouvoir germinatif en attendant d’être remontées à la surface. De plus la Graine ne germera généralement qu’après une certaine période de repos nommée : Dormance. Cette période de Dormance obligatoire pour les graines d’un grand nombre d’espèces est un mécanisme d’adaptation à la succession des saisons. Ainsi dans les régions tempérées, les graines de nombreuses espèces ne germent qu’au printemps après que leur Dormance ait été levée par le froid hivernal. Ceci évite que la venue de belles journées d’automne ne provoque une germination précoce qui se verrait vouée à l’échec.

 

A l’intérieur de la Graine l’embryon de forme allongée présente :

          * à sa base un amas de cellules (méristème) qui donnera la racine.

* à son sommet un bourgeon qui donnera la tige et qui est flanqué de deux expansions aplaties nommées Cotylédons qui correspondent aux deux premières feuilles de l’embryon qui est dit Dicotylé.



Schéma d'une Graine d'Angiosperme

Source : Wikipedia

 


 



L’embryon Dicotylé est la règle chez les Spermatophytes primitives. Ce n’est que secondairement que l’on observe soit une multiplication du nombre de cotylédons chez les Gymnospermes, soit la perte d’un des deux cotylédons chez les Monocotylédones.





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jeudi 23 juillet 2026

Les Ptéridophytes

 

Les ptéridophytes

(du grec pteris, fougères)

 

C’est le groupe des Fougères mais aussi des Prêles


 

Généralités 

 

A l’aire Primaire (avant -225 mA) ce groupe formait de vastes forêts dont certaines espèces arborescentes atteignaient 30m de haut. Leur fossilisation à conduit à former les gigantesques dépôts de pétrole, de houille et de charbon.

 

Ici le Sporophyte (diploïde) est dominant et constitue la plante feuillée.

Le Gamétophyte (haploïde)est réduit à un organe rudimentaire et transitoire nommé : Prothalle.

Ceci constitue une innovation importante et désormais les plantes à venir (Gymnospermes et Angiospermes) garderont en le perfectionnant ce même type d’alternance des générations.

 

 Ces plantes peuvent atteindre des tailles respectables car elles sont dotées de vaisseaux conducteurs de sève et possèdent de vraies racines, des vraies tiges et de vraies feuilles.

On parle de cryptogames vasculaires.


Les tiges sont souvent souterraines et horizontales, on parle de Rhizome.

 




 Les Fougères



Chez les fougères les feuilles qui émergent des Rhizomes souterrains sont appelées : Frondes.


Schéma de la structure d’une Fougère mâle

 




Frondes de Fougère aigle



Les Frondes présentent des formes très variables suivant les espèces (de simples rubans à très finement découpées) mais elles sont toujours enroulées en Crosse lors de leur émergence. 



Asplenium scolopendrium




Asplenium trichomanes



Crosse de Fougère Aigle


Déploiement de la crosse



A maturité les frondes présentent des renflements bruns à leur face inférieure, ce sont des Sporanges.


Sporanges à la face inférieure de la fronde




Comme chez les Bryophytes, à l’intérieur des Sporanges des cellules diploïdes subissent une réduction du nombre de chromosomes grâce à la Méiose, ce qui conduit à la production de Spores haploïdes.


Après libération une Spore germe sur le sol pour donner un organe de petite taille dont toutes les cellules sont haploïdes, c’est le Prothalle qui constitue le gamétophyte et qui a l’allure d’une petite lame verte de quelques millimètres fixée au sol par des rhizoïdes. Ce Prothalle est indépendant du Sporophyte grâce à sa chlorophylle mais c’est un organe très transitoire, il vit juste le temps de produire, à sa face inférieure des gamètes nommés : Oosphères (gamètes femelle) et Anthérozoïdes (gamète mâle). Les 2 types de gamètes sont produits en des sites différents du Prothalle mais les Anthérozoïdes sont des gamètes nageurs et en présence d’eau ils pourront rejoindre les Oosphères.


Note : Ce sont en fait des millions de spores qui sont libérés par les sporanges situés sous une fronde, mais très peu rencontreront des conditions favorables à leur germination pour donner un Prothalle.

 

La fécondation d’une Oosphère par un anthérozoïde donne une cellule œuf diploïde qui se transforme rapidement en une fougère miniature qui vit aux dépens du Prothalle. Mais dès que la première Fronde et la première racine de la plantule sont fonctionnelles, la jeune fougère devient autonome, le Prothalle disparait et la plante feuillée grandit.

 


Cycle de vie des fougères

Source : site "Salamandre"







Les Prêles



Schéma de la structure d'une Prêle des champs.

Source : Encyclopédie Universalis



Les tiges souterraines comme les tiges aériennes sont formées d’articles successifs.

Les rhizomes peuvent porter des sortes de bourgeonnements, appelés bulbilles ou tubercules, qui redonneront une nouvelle plante s'ils sont détachés de la plante mère. Ils contribuent, avec la ramification souvent importante des rhizomes, aux grandes capacités de la multiplication végétative des prêles.

La plupart des espèces dont les Prêles des champs et les Prêles géantes, présentent 2 types de tiges aériennes : tiges fertiles et tiges stériles.

Dans les deux cas, les feuilles sont réduites à de simples collerettes situées au niveau des nœuds des rameaux.

Les axes stériles sont verts car chlorophylliens, ils se forment à partir d'avril - mai , ils portent au niveau de leurs nœuds des verticilles de rameaux grêles.





Les axes fertiles sont souvent produits avant les axes stériles, dès la sortie de l’hiver. Ils sont brunâtres car non chlorophylliens et portent à leur sommet un épi de sporanges.






Note : Les Ptéridophytes comme les Bryophytes ont conservé des Anthérozoïdes nageurs, rappel ancestral de leur origine aquatique. Leur fécondation est encore tributaire de la présence d’eau. Cela ne posait aucun problème dans l’ambiance humide de l’aire Primaire mais quand le climat s’est asséché, de nouvelles plantes à cycles indépendants de l’eau les ont remplacées. Le monde immense des Ptéridophytes s’est alors restreint à des formes plus petites qui en climat tempéré restent cantonnées aux zones humides.

 


 

Ecologie des Ptéridophytes

 

Au vu des connaissances actuelles, ce groupe semble être caractérisé par quelques traits inhabituels dans le monde du vivant :

 

1.      Des interactions relativement réduites avec les autres espèces :  la reproduction et la dispersion de leurs spores se font en général sans intervention d'autres espèces.

 

2.      Une position particulière dans le réseau trophique : en raison de leur toxicité ou autres moyens de défense, elles ne sont pas consommées par les herbivores.

 

3.      Elles semblent pouvoir accumuler de grandes quantités de métaux toxiques sans mourir.

 



Lien externe :

Un autre regard sur les ptéridophytes : site Jardinsdefrance.org


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